Le 24 mars 2014 s’est ouverte à La Haye aux Pays-Bas, la troisième édition du sommet mondial sur la sécurité nucléaire. Ce sommet qui prend fin aujourd’hui se penche sur le terrorisme nucléaire.

Initié en effet, par le président américain Barack Obama le « sommet sur la sécurité nucléaire » tient son origine dans le discours du résident américain à Prague en 2009. Dans ce discours, l’homme fort de la planète qualifiait le terrorisme nucléaire de ‘’menace la plus importante pour la sécurité internationale’’ et appela ainsi donc la communauté internationale à prendre les dispositions nécessaires pour faire face à ce danger permanent qui plane sur la planète. Ainsi se sont déroulés successivement les sommets de Washington de 2010 qui s’est penché sur la sécurité des matières fissiles et de Séoul de  2012. Ce deuxième sommet de Séoul s’est penché sur trois sujets non moins importants, à savoir : le lien entre la sécurité et la sûreté nucléaire, la protection des installations nucléaires et la sécurité des matières hautement radioactives. Mais que peut-on retenir des deux derniers et que peut-on attendre du sommet de La Haye ?

Il est vrai que la sécurité internationale est une préoccupation de toutes les nations la planète, car ayant fait l’objet de plusieurs discussions lors de plusieurs rencontres de l’ONU sans importante avancée. Mais il a fallu l’accession au pouvoir du président noir américain Barak Obama afin de trouver des solutions pragmatiques à cette situation. C’est ainsi qu’aux termes des réunions des deux sommets précédents, d’importantes résolutions ont été prises contre des actes de terrorisme nucléaire à savoir :  le vol et l’utilisation d’une arme nucléaire existante; le vol ou l’achat de matières fissiles dans le but de fabriquer et faire exploser une arme nucléaire; le sabotage d’installations nucléaires pour libérer une grande quantité de radioactivité; et, le vol et l’utilisation de matières radioactives dans un dispositif de dispersion radiologique.

Mais où en est-on réellement avec l’application des résolutions des sommets précédents ? Si réellement certains Etats ont commencé l’application des résolutions avec l’adoption des mesures telles que la minimisation et l’élimination des matières fissiles ou l’amélioration de la protection physique des installations nucléaires, qu’est-ce qui est fait du suivi ou non des engagements pris par ces Etats ?

Aucun dispositif ni traité international ne parle du dispositif de suivi de toutes ces résolutions prises. Dans les deux instruments internationaux traitant de la sécurité nucléaire à savoir : la Convention de 1980 sur la protection physique des matières nucléaires et son amendement de 2005 qui prévoie des dispositions relatives au transport des matières nucléaires, et la Convention de 2005 pour la suppression des actes de terrorisme nucléaire qui impose aux Etats de pénaliser en droit interne des actes liés au terrorisme nucléaire, aucun dispositif ne prévoit un système de suivi-évaluation encore moins des sanctions contre tout Etat ne respectant pas ces instruments internationaux. A l’heure actuelle, nous apprenons que de nombreux Etats n’ont même pas encore ratifié les deux conventions sus-cités sur la sécurité nucléaire et qui participent depuis 2010 à cette rencontre internationale. Comment cela peut se passer ainsi ? S’il n’y avait pas eu de fabrication d’armes nucléaires, les terroristes s’en serviraient-ils à des fins d’attentats ?

Au cours du présent sommet, les dirigeants de 50 pays présents discuteront de la manière à éviter que des groupes terroristes ne mettent la main sur des matériaux nucléaires pour fabriquer des bombes dites «sales», qui combinent explosifs traditionnels et matériaux nucléaires.

Mais la question que nous sommes en droit de nous poser est de savoir, pourquoi ne limite-t-on pas l’utilisation nucléaire à des fins civiles plutôt que militaires. Comme le dit un adage, il n’y a pas de fumée sans feu. Si nous sommes aujourd’hui parvenus à des menaces terroristes, qui est à la base ? Est-ce les terroristes ou bien les Etats qui ont pris sur eux l’énorme risque de fabriquer et de stocker des armes nucléaires ou d’utiliser les matières nucléaires à des fins militaires ? Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Très loin de soutenir les terroristes ou de donner une quelconque caution à n’importe quelle action terroriste, l’analyse faite ici est relative à la menace nucléaire qui pèse actuellement sur la planète. Nous avons frôlé plusieurs fois le pire par la menace de l’utilisation par certains pays de l’arme nucléaire pour prévenir certaines situations ou renforcer leur position géostratégique dans le monde. Nous avons encore en mémoire Hiroshima et Nagasaki.

Président américain Barack Obama, nous voulons la destruction sans condition des armes de destruction massive. C'est là, la réelle sécurité nucléaire.

Le président américain Barack Obama, nous voulons la destruction sans condition des armes de destruction massive. C’est là, la réelle sécurité nucléaire.

La menace actuelle n’est pas les terroristes, mais l’élimination de ces armes stratégiques de dévastation et de destruction massive. Ces armes stockées quelque part sur la planète qui menacent la sécurité planétaire. Il suffit que les deux Corées se rentrent dedans et l’humanité va une fois encore s’embraser. Que Dieu nous en épargne cela. Les accords Salt I et II n’ont pas eu raison des appétits des dirigeants des deux blocs occidentaux (Otan) et russe de limiter la fabrication des armes, mais plutôt au cramponnement et à la cristallisation des positions, car ayant tous des coins géostratégiques à défendre. La menace n’est donc pas uniquement terroriste, mais également de ces milliers de tonnes d’armes fabriquées et éparpillées dans les endroits stratégiques de la terre pour utilisation future. C’est là la réelle menace nucléaire. Que le sommet actuel qui se déroule actuellement à La Haye y pense.

Avec ce qui se passe autour de nous aujourd’hui, il est temps de se poser la question de savoir où sont passés les parents, chefs de famille, ceux que Dieu a établis pour veiller sur la famille surtout nos Pères. Que se passe-t-il dans ce monde où nous assistons de façon continuelle et non irréversible à la dégradation très poussées des valeurs morales et éthiques dans nos sociétés.

Comme hier je me rappelais encore que je ne pouvais  même pas fixer les yeux de mes parents pour les saluer ou bien voir une personne âgée que moi et ne pas saluer ou encore ou m’asseoir dans une buvette et prendre une bouteille de bière avec mes amis quand j’étais au collège, ou revenir à la maison 20 min après les classes, car l’éducation dans le temps était rude.

Juste un tableau pour vous montrer la différence par rapport aux faits et comportements que nous observons aujourd’hui. Avant quand tu demandes à ton père ou à ta mère de t’acheter un bien, il ne te l’offrirait jamais si cela ne concourt pas à ton éducation.

Mais aujourd’hui, c’est des jeunes que nous rencontrons dans les barres, les buvettes, les restaurants, juste après les cours ou pire encore aux heures de travail, avec une grande table remplie de bière. Aujourd’hui, c’est des enfants que nous rencontrons pleins dans les cybers se faufilant sous les excuses des exercices de recherches donnés par leurs professeurs alors qu’ils s’adonnent au ‘’Gay’’. Aujourd’hui, c’est des petites filles de 14 à 18 ans qui te croisent sur facebook pour te faire des avances ou te demander de l’aider à avoir un petit billet de 10.000f contre ce que nous savons tous. Oh quelle immoralité ! Où va le monde ? Aujourd’hui les enfants ne respectent plus sous prétexte que le monde a changé. Où sont passés les parents, où sont passés les parents qui sont nos éducateurs ?

Quelle éducation est donnée aux enfants à la maison dès le bas-âge ? Quelles sont les valeurs inculquées à l’enfant ? Quels sont les comportements des parents devant les ? Les parents ont-ils encore un pouvoir sur leurs enfants alors que Dieu les établit Chefs de foyers ?  Alors qu’ils sont Chefs de famille ? Est que nous avons encore en mémoire que la famille est la cellule de base de la Société ?

Dans certains nous avons des enfants récalcitrants qui ne mettent pas en pratique l’éducation que leur donne leurs parents. Cela peut se comprendre encore qu’il faut relativiser les choses de ce côté.

Mais dans d’autres cas nous notons une démission totale où les enfants ne sont plus en mesure de trouver le temps nécessaire à consacrer aux enfants. Ou encore les parents n’ont aucune autorité ou manquent de caractère pour s’imposer à leurs enfants. Mais dans quel monde sommes-nous où la modernité a pris le pas sur l’éducation des enfants sans toutes savoir que  le comportement d ‘une enfant au dehors ses parents à la maison.

 La famille ou du moins le foyer est la cellule de base, la première société même où doivent être inculquées les valeurs tant morales, spirituelles que sociales. C’est le premier creuset où l’enfant reçoit les valeurs de l’amour, du respect, de l’obéissance, la discipline et surtout le respect des préceptes divins qui sont le fondement d’une vie saine.

Dans certains cas, nous constatons des parents qui confondent l’amour filial à l’amour matériel où tout est donné à l’enfant. L’amour comme nous l’enseigne la morale, est cet amour qui inclut également les corrections et non qui donne tout. N’imaginez-vous pas un seul instant que vos enfants peuvent vous salir votre réputation du simple fait de son comportement ? Cette crise de déchéance morale et de dégénérescence des valeurs de notre société ne résultent-elle pas de votre incapacité à assumer la responsabilité qui est la vôtre ?  Ce que nous oublions que l’échec d’un enfant est l’échec de ses parents.

Les simples comportements des enfants et des jeunes observés aujourd’hui démontrent de l’état avancé de décrépitude et de l’agonie continuelle des valeurs morales.

Parents réveillez-vous, mes chers parents, Chefs de foyer, guide des enfants et modèles réveillez-vous. Prenez vos responsabilités car vous serez demain les seuls comptables de la gestion de votre vie sur cette

S’il est vrai que tous ne s’accordent pas sur l’existence d’un Dieu créateur, mais nous reconnaissons tout de moins l’existence d’un être suprême caché quelque part qui guide les choses et devant qui nous devrons rendre compte. Il y va d’une société meilleure que nous rêvons tous de construire.

 Parents

L’homme d’affaires Jean Baptiste SATCHIVI a vu juste. Comment concilier la diplomatie béninoise avec le développement économique du Bénin. C’est la raison de la visite du nouveau Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin Jean Baptiste SATCHIVI au Ministre des Affaires Etrangères. Une démarche prospective que nous saluons car s’il est vrai que la recherche et la signature des partenariats à l’extérieur d’un pays est confié au corps diplomatique, il n’en demeure pas moins que les partenariats d’ordre économique ne doivent se faire sans la contribution de la Chambre de Commerce qui est l’institution économique qui gère le monde des affaires dans tout pays.

En effet, en tant qu’institution consulaire, la CCIB de commerce est qualifiée pour défendre les intérêts des opérateurs économiques et œuvrer pour le développement du secteur privé dans un pays. Et un pays qui veut bien se développer, ne peut se passer de sa Chambre de Commerce c’est-à-dire l’instance où les hommes d’affaires et opérateurs économiques se retrouvent pour discuter de l’économie et des investissements du pays. C’est pour cela que tout régime au pouvoir doit composer avec la Chambre de Commerce de son pays. Alors pourquoi cela est très important ?

Un Etat qui dans sa politique étrangère ne fait pas le marketing de son pays pour attirer beaucoup plus d’investisseurs est un Etat qui s’élimine lui-même non seulement de la course au développement mais également du positionnement de son pays sur l’échiquier économique international.

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Jean Baptiste Satchivi Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin

 En effet, le positionnement d’un Etat sur le plan international ne doit pas être seulement géopolitique mais aussi géostratégique afin de vendre  les potentialités économiques de son pays. (Les réflexions sur la géostratégie africaine de Jean Paul Pougala pourront bien nous instruire). Il s’agit en quelque de faire du marketing territorial. Et ceci ne peut se faire sans la contribution des hommes d’affaires donc de la Chambre de Commerce et bien sûr du patronat. La diplomatie des Pays en voie de Développement doit désormais rimer avec la recherche du  ‘’positionning’’. C’est-à-dire le positionnement économique et marketing de leur Etat sur le plan international. Par quel label reconnait-on ton pays ? L’on parle du Café Cacao de la Cote d’Ivoire, l’on parle du Coton du Burkina du phosphate du Togo du pétrole du Nigéria, mais et le Bénin ? Surement on va me dire Démocratie du Bénin. Mais est-ce avec la démocratie qu’on va payer à Dantokpa (le plus grand marché du Bénin) ou bien sur le marché des biens et services à l’international ou bien avec la démocratie qu’on va se faire une place à l’OMC ? Il s’agit aujourd’hui de qu’est-ce que vous déposez sur le marché international des biens et services ou de votre contribution au Produit Intérieur Brut mondial.

Nous louons et saluons donc la démarche du l’actuel Président de la Chambre de Commerce qui dans son discours de prise de fonction et dans sa vision pour la CCIB avait déjà parlé par exemple de l’élargissement des opportunités économiques à tous du renforcement des régions économiques et de rendre plus visible la Nation économique béninoise. C’est ce que j’appelle la démarche vers le positionnement du Bénin à l’international parce que pour donner de la visibilité à une entité ou à une produit en marketing,  il faut l’objet de la visibilité, qu’est-ce qu’on veut rendre visible ou bien sur quoi veut-on communiquer ou bien quel est le produit qui doit-nous  servir de positionnement  ou encore quelles sont nos potentialités économiques que nous pouvons vendre ?

Cette démarche du Président de la Chambre de Commerce béninoise permettra surement d’inclure le noyau économique du pays dans la politique extérieure et à prendre en compte leur proposition non seulement dans les rencontres et voyages à l’international mais également dans la définition des objectifs stratégiques de la diplomatie béninoise. Ce n’est pas pour quand le Président français veut se déplacer, il est accompagné de Vincent Bolloré ou du Président du Groupe Areeva. Tout cela doit nous servir d’exemple pour le développement économique des pays en voie de développement en général et pour le Bénin en particulier.

Comme à l’accoutumée, le Bénin dans ses habitudes a fêté la Journée internationale de la femme le 8 mars dernier à travers ses traditionnelles réjouissances festives et longs débats.

Mais depuis que cette journée a été instituée par les Nations unies qu’a fait le Bénin pour positionner ses femmes ? Comment la femme béninoise est-elle valorisée ? Hormis les festins folkloriques organisés quels actes concrets de valorisation des femmes pour l’œuvre du développement? Les femmes que sont-elles pour se retrouver dans les sélections ou les reconnaissances internationales ? Il est vrai que nous retrouvons dans l’arène politique et économique certaines de ces femmes leaders qui se battent pour la cause de la nation, mais sont-elles reconnues sur le plan international ? Sont-elles parmi les leaders du monde ?

Notre analyse fait suite à la sélection chaque année du magazine panafricain Jeune Afrique de ces femmes qui font bouger l’Afrique. Cette année encore lors de la Journée internationale de la femme célébrée, le magazine panafricain s’est livré au même exercice et a détecté ces femmes qui par leurs actions et leurs postes font bouger l’Afrique, mais sans aucune femme béninoise. Il est vrai que nous ne connaissons pas les critères de sélection, mais je crois que quel que soit le mode de sélection si vous menez bien votre combat il n’y a pas de raison que vous ne soyez pas lauréate sur le plan international. Parmi les 20 femmes qui font avancer le continent noir selon Jeune Afrique, aucune n’est béninoise. Nous notons quand même deux femmes ouest-africaines : l’actuelle première ministre Aminata Touré, affectueusement appelée ‘’Mimi’’ par les Sénégalais et la Malienne Fatimata Touré, directrice du Groupe de recherche, d’étude et de formation femme – action (Greffa), et lauréate début mars du « Prix international de la femme de courage » la seule Africaine présente aux côtés de neuf autres lauréates.

Avec toute cette panoplie de Prix à l’international, je me pose la question de savoir si les activités et combats menés par nos compatriotes béninoises ne sont pas suffisants pour décrocher de telles places. Connaissant la réputation de ce magazine sur le plan international et le travail d’enquêtes, d’analyses et d’informations qu’il fait depuis des lustres, nous ne pouvons douter de cette sélection.

Madame Marie-Laurence SRANON SOSSOU, Ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age

Madame Marie-Laurence SRANON SOSSOU, ministre de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes de troisième âge

Ce n’est pas que les femmes béninoises ont démérité dans leur combat et engagement politique et social ou économique mais avec un peu plus de verve et de vision et de management de leur leadership personnel elles pourront un jour, figurer dans cette liste très sélective de ces femmes qui font bouger l’Afrique ou bien recevoir un prix similaire à l’international. Ce qui grandira le Bénin et améliorera son image de marque sur le continent et la scène internationale. Mme le ministre de la Famille, vous êtes donc interpellée.

Depuis près de deux mois, le Bénin, ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest autrefois appelé Quartier Latin de l’Afrique et modèle de démocratie  sur le continent noir est en crise sociale. Les travailleurs ou du moins les acteurs sociaux ne veulent pas reculer devant ce qu’ils appellent ‘’ la dictature et l’entêtement d’un seul homme : le président de la République.

En effet les négociations ouvertes depuis des semaines n’ont pas avancé. Au regard des revendications, le gouvernement n’a accordé que la remise des salaires défalqués uniquement pour le mois de janvier. Ce qui est très loin de satisfaire les travailleurs.

Alors que tous les secteurs de l’administration sont paralysés, la justice, l’éducation et de la santé, le gouvernement s’amuse à accorder en monnaie de singe peu de satisfaction aux revendications des travailleurs. Alors que les enfants traînent dans les rues, les malades croupissent et meurent dans les hôpitaux et que  les prisonniers attendent d’être jugés, le gouvernement s’amuse avec le destin de tout un peuple. Concernant les revendications importantes à savoir la remise des salaires défalqués, l’annulation du concours 2013 organisé au profit du ministère des Finances, la démission ou le limogeage du préfet de l’Atlantique/Littoral et du commissaire central de Cotonou (tous deux auteurs de la bavure du 27 décembre dernier), le gouvernement a seulement accordé le salaire défalqué du mois de janvier. Tout porte quoi à croire que le gouvernement se moque du peuple. Il est vrai que toutes les revendications ne peuvent pas être satisfaites au même moment, mais pourquoi ne peut-il pas  satisfaire la moitié des revendications plutôt que de jeter des bribes ou des miettes aux yeux des travailleurs. En ce qui concerne les négociations d’aujourd’hui, nous apprenons dans les coulisses que le gouvernement n’a même pas l’intention d’aborder le point relatif à la destitution du préfet et du commissaire central de Cotonou. Alors que les centrales posent ce limogeage comme préalable à toutes négociations.
Mais n’ayant pas d’issue depuis le début des négociations, le gouvernement toujours dans sa logique de diviser pour régner a déjà invité le front des trois ordres d’enseignement pour les revendications spécifiques des enseignements. Tant mieux, pourvu que les enfants reprennent les cours car la méthode de résolution des problèmes en passant par les plus simples décrite par René Descartes dans ‘’Discours de la Méthode’’ est toujours de mise. Mais ce que le gouvernement ne comprend pas est que le front n’est pas habilité à discuter d’un certain nombre de revendications comme les points relatifs au 25 % d’augmentation salariale et à la défalcation. Il est vrai que ces points constituent des motifs de grève des enseignements, mais c’est aussi le cas dans les autres secteurs de l’administration. Et ce sont les confédérations syndicales qui ont compétence à discuter de ces revendications.

Une issue heureuse sera trouvée à la crise sociale si tout au moins le point relatif au limogeage est réglé, car c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, mais comme nous sommes au Bénin !!! Wait and see.

De Jean-Paul Pougala 05/02/2012.

L’histoire retient que le traité de Rome instituant la Communauté Économique Européenne a été signé le 25 Mars 1957. Ce qui ne figure pas dans les livres d’histoire est que cette signature était initialement prévue pour le 21 Mars 1957 et qu’elle a été repoussée de 4 jours. Oui, les livres d’histoire (tous écrits par les Européens) ne s’attardent pas sur ce détail, pourtant très important pour un Africain. Il faut donc aller creuser dans les mémoires laissés par certaines personnalités présentes à cette cérémonie pour découvrir que la date a été repoussée de 4 jours à cause de la banane. Oui, je sais que cela peut prêter à sourire, mais c’est très sérieux. Car c’est le début d’une stratégie globale dont l’objectif de fond était la pérennité de l’économie coloniale, même au-delà des indépendances africaines. Il a fallu 4 jours de négociation pour trouver comment l’économie de rente coloniale, au service de certains pays allait persévérer même avec la nouvelle union en création. En Italie, il y avait de fait un monopole d’état sur la banane en provenance de sa colonie, la Somalie et en France, depuis 1932, il existait une sorte de task-force pour approvisionner le pays de la banane provenant de 5 colonies : Cameroun, Côte d’Ivoire, Madagascar, Martinique et Guadeloupe. La banane se révèle ainsi dès le Traité de Rome comme un instrument de contrôle géostratégique sur les Etats africains, même avant leurs indépendances ensuite reconnues par leurs bourreaux. Et parce qu’en 1960, la France sera obligée de reconnaitre l’indépendance des 3 premiers pays, tout sera fait pour que ce soit les populations françaises restées dans ces ex-colonies à s’occuper de la banane, orientant la population locale vers des cultures de loin, moins rentables comme le coton, le café et le cacao. Nous allons voir comment.

A- LA RENTABILITE DE LA BANANE

La banane est le fruit le plus rentable au monde parce que sa récolte est hebdomadaire et se pratique toute l’année. Son rendement effectif passe de 20 tonnes à l’hectare pour la banane Bio au Sénégal selon les chiffres fournis par l’APROVAG l’organisation de producteurs APROVAG, Tambacounda au Sénégal, à 60 tonnes par hectare dans les serres marocaines, selon les chiffres fournis par l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II de Rabat au Maroc. En comparaison, le cacao produit à l’hectare 300 kg, selon les chiffres fournis par le CNRA, Centre National de Recherche Agronomique de Côte d’Ivoire, rendus publiques par Monsieur Lancine Bakayoko le 27/10/2009, c’est-à-dire qu’à cause des choix erronés des économistes et politiciens ivoiriens, depuis la pseudo-indépendance, un agriculteur ivoirien de cacao est 200 fois plus pauvre qu’un agriculteur marocain de la banane. C’est encore pire pour le café. Selon une étude très sérieuse réalisée par l’IRCC l’Institut de Recherches du Café et du Cacao de Côte d’Ivoire, entre 1969 et 1982, on obtient dans la zone de Gagnoa une moyenne pondérée de 180 kg de café à l’hectare, c’est-à-dire que les économistes et politiciens Ivoiriens ont sciemment réduit à la misère des paysans de 333 fois pire que leurs homologues, paysans marocains. On retrouvera la même situation presqu’à l’identique partout ailleurs en Afrique subsaharienne.

B- LA GÉOSTRATÉGIE DE LA BANANE

La Banane est le fruit le plus consommé au monde. Selon les chiffres fournis par le Monde Diplomatique du mois d’Octobre 1996, par Ghislain Laporte, on en produisait 52 millions de tonnes en 1996 (100 millions de tonnes en 2011). Et les deux principaux producteurs, l’Inde et la Chine, consommaient la totalité de leur production. Ce qui restait 11 millions de tonnes sur le marché international dont 4 millions de tonnes allaient vers l’Union Européenne. Et dont les 2/3 contrôlés par deux multinationales américaines, United Brands Company (marque Chiquita) et Castel & Cooke (marque Dole), et une mexicaine : Del Monte. Ce qui est détestable sur ces chiffres ce sont deux éléments essentiels :

1-    La totalité de 79 pays dit ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifiques) à qui l’Union Européenne fait miroiter un avantage incontestable avec la convention de Lomé, Cotonou, fournissent à peine le double (857.000 tonnes) des toutes petites iles espagnoles des Canaries (420.000 tonnes). A peine 4 fois plus que la minuscule Martinique, avec 1.100 km2 et 382.000 habitants qui elle a fourni l’UE pour 220.000 tonnes de bananes, contre les 802 millions d’Africains Subsahariens (chiffres 2007). 2- Pire, la quantité des 79 pays ACP est le tiers de la quantité livrée à l’UE par l’Amérique du Sud qui ne bénéficie nullement des mêmes conventions, soit 2,5 millions de tonnes. Il en ressort de ces 2 points, une volonté de détourner l’Afrique des productions rentables comme la banane qui ne doivent selon cette logique purement coloniale, (même à plus de 50 ans de la reconnaissance par l’occident des indépendances africaines), réservant la production sur le sol africain, exclusivement aux occidentaux. L’erreur des gouvernants africains a été de demeurer dans cette logique coloniale de croire qu’il n’existe autre vérité au monde que celle qui viendrait de l’Union Européenne et qui porterait à une passivité totale, faisant croire qu’il n’existe que le marché de l’UE. A les anesthésier dans cette passivité, sont arrivées des Organisations Non Gouvernementales (ONG), dites écologiques qui ont toutes vanté l’urgence de sauver la forêt africaine, mais dont le vrai rôle était celui de détourner les Africains de l’exploitation de cet espace vital pour la création des plantations d’innombrables productions bananières pouvant perturber le très juteux business de la banane sur le marché mondial et garantir une véritable autonomie financière de l’Afrique. Cet exemple de la banane est très symptomatique de cette situation qui est arrivée à la contradiction des pays comme le Sénégal qui ont négligé leur propre production interne de bananes pour en importer.

C-   POURQUOI LA BANANE ?

Plusieurs instituts de recherche sont unanimes sur le caractère exceptionnel des nutriments que renferme un doigt de banane mur : Riche en potassium, la banane est un médicament contre l’hypertension. Il est aussi indiqué dans la médecine douce dite naturelle contre l’ulcère d’estomac, la diarrhée. Riche en fer, la banane stimule la production d’hémoglobine, ce qui contribue à diminuer l’anémie. La banane contient la vitamine B6, dont le rôle est de réguler le glucose dans le sang. Même en se passant de l’exportation, l’Afrique aurait dû développer une large assiette interne des consommateurs de banane, car ce qui fait priser ce fruit, c’est sa forte teneur en vitamine C. Et une ration d’un seul doigt de banane par jour suffirait pour combler les besoins en vitamine C des enfants africains. Et il existe un gros grand marché en Afrique même, vue le fort taux de populations enfantines et les besoins d’apport des vitamines.

D-   LE CERVEAU DES AFRICAINS EST-IL EN SOMMEIL ?

Sur les 55.000 tonnes de bananes vendues dans le monde en 2010, 40% étaient produites en Asie, 27% en Amérique du Sud et seulement 13% en Afrique. Là il s’agit de la banane dite dessert, c’est-à-dire, la banane mangée comme fruit, la banane mure. Mais selon les chiffres fournis par la FAO, en 1995 il a été produit dans le monde 24.000 tonnes de banane à cuire dite verte, 17.000 tonnes étaient produites en Afrique, c’est-à-dire 71% et 4.000 tonnes en Amérique du Sud, c’est-à-dire 17%. On peut dès lors déduire que si les Africains ne produisent que les 13% de la banane mondiale, ce n’est pas à cause de leur incapacité mais à leur état de passivité mentale aptes à soigner les intérêts économique de l’Occident dès lorsqu’il s’agit d’avoir affaire au marché ; mais pas les leurs, puisque lorsqu’il s’agit de produire pour se nourrir, lorsqu’il s’agit de satisfaire à un instinct de survie, ils battent tous les records mondiaux. On peut donc dire que le cerveau des Africains semble en sommeil lorsqu’il s’agit de produire pour vendre, pour vendre hors de l’Union Européenne. Ils sont alors à la merci des conseils savamment erronés que lui prodigue l’Union Européenne, c’est-à-dire la décourager à produire la banane pour la commercialisation, à moins que cette dernière ne soit entièrement sous le contrôle des entreprises occidentales installées en Afrique. En 2007, 65% de la banane vendue sur le marché mondial provenaient de deux pays qui étaient auparavant, champions du café et qui ont tous les deux détruit les champs de ce maudit café, pour passer à la banane et c’est la Colombie et le Costa Rica. C’est ce qui a fait que la même année, sur les 10 pays plus gros exportateurs de la banane au monde, 7 étaient de l’Amérique du Sud, permettant à cette partie du monde de contrôler les 95% de la banane exportée dans le monde. Pendant ce temps, les Africains se préparaient à fêter les 50 ans d’indépendance, mais avaient toujours des difficultés à se défaire du commandement colonial de ne s’occuper que du café, du cacao et du coton, un autre produit tristement célèbre lié aux déportations des Africains vers l’Amérique pendant 4 longs siècles. En 1978, le Maroc décide d’interdire l’activité d’importation de la banane. Le Roi avait tout simplement compris que la banane pouvait être un instrument de géostratégie entre les mains du royaume. Et malgré les conditions climatiques défavorables comme (contrairement au Congo ou au Cameroun), le Roi décide de créer des serres équipées et prêtes à produire avec des lotissements de 1,53 hectares donnés en location à un prix dérisoire à ses citoyens. Le Maroc qui importait chaque année 24.000 tonnes de banane en 1978, dès 1982 est capable de satisfaire sa demande interne au niveau d’avant l’interdiction. Selon un rapport publié par 3 professeurs : Skiredj, Walali et Attir de l’Institut Agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat, des 2 hectares de démarrage de la campagne 1980/81, on est passé à 2.700 hectares en 1996 et 3.500 hectares en 2011, avec une production annuelle de plus de 100.000 tonnes de bananes

E-   QUE FAUT-IL FAIRE ?

La politique d’approche doit être radicale et en 3 directions : 1- 40% de la banane produite en Afrique pourrit par manque de marché à l’international. Pour y remédier, il faut procéder comme on l’a fait au Maroc : stimuler et organiser le marché intérieur en collectant systématiquement toute la banane-dessert disponible chez les petits producteurs pour les conserver dans les Murisseries desquelles les bananes sortiront muries dans les quantités correspondant à la demande du marché interne. 2- Démocratiser la production de la banane en créant de petites parcelles de plantation. C’est la seule possibilité pour rompre avec les pratiques coloniales de l’esclavage des plantations de banane qu’on observe encore de nos jours, non seulement en Afrique, mais aussi en Martinique et en Guadeloupe où la culture de la banane est solidement et exclusivement entre les mains des descendants d’anciens esclavagistes. 3- Pour produire, il faut savoir vendre. Le marché international de l’aviation comme des jouets répondent à des logiques spécifiques à chaque pays, à chaque produit et à chaque culture. Il faut avoir la flexibilité d’esprit de comprendre que le monde ne se limite pas à 4 pays Européens, fussent-ils les plus riches. Il existe une très forte marge pour le développement de la consommation de la banane dans de nombreux pays comme la Russie, l’Iran, la Turquie etc…

F-   LA COOPERATIVE

Il existe un marché interne africain à saisir, mais pour y arriver, il faut le stimuler et produire pour le satisfaire. Pour éviter le piège des multinationales du secteur de la banane il faut tout simplement démocratiser le business de la banane avec des petites parcelles ne pouvant excéder 5 hectares et surtout, être sûr et certain que les propriétaires sont ceux là-mêmes qui travaillent au quotidien dans ces plantations. Cela évitera le fâcheux problème de spéculation foncières qu’on retrouve dans certains pays où les autochtones se frottent les mains et font travailler des esclaves venus d’ailleurs, comme en Côte d’Ivoire notamment. La coopérative doit donc véritablement regrouper uniquement les paysans faisant partie du projet, et c’est elle qui devra se charger de fournir les premières plantes de bananes aux agriculteurs. C’est elle qui ensuite doit se charger du contrôle de la qualité et du respect des normes internationales pour le gazage et le transport maritime, pour couvrir d’abord le marché national et après international. Aujourd’hui, le vrai profit de la banane réside dans la distribution. Aucune politique ne sera complète et efficace pour sortir nos agriculteurs de la misère du café, du cacao et du coton si elle ne prend pas en compte la nécessité de créer des murisseries directement dans les grandes villes de nos pays afin d’instaurer une sorte de concentration dite « verticale ». C’est à ce prix qu’il sera possible de contourner certaines faiblesses du manque de compétitivité de la banane africaine, trop longtemps restées dans la logique d’infantilisation globale du continent africain par les européens. Pour stopper la logique coloniale des champs actuels de la banane, il faudra arriver à une transition vers ces petits propriétaires et éviter toute exploitation directe par des entreprises transnationales. C’est à ce prix que nous réussirons une véritable redistribution des retombées du fruit le plus consommé au monde, la banane. C’est ce qui se fait déjà dans de nombreux pays sud-américains où contrairement à l’Afrique, les gouvernants ont négocié pour obliger les entreprises multinationales du secteur à cesser de produire elles-mêmes, et acheter leurs cartons de bananes directement aux paysans. L’exemple de la coopérative APROVAG (l’organisation de producteurs, Tambacounda) dans l’arrondissement de Missirah au Sénégal, me semble intéressante à signaler et à adapter ailleurs en Afrique. Ils se sont organisés de manière à dédier à la banane 16% de leurs terres, c’est-à-dire 0,25 des 1,63 hectares de chaque planteur, pour un total de 250 hectares consacrés à la culture de la banane, pour avoir de l’argent. En 2008, la production a été de 5.000 tonnes (avec une perte de 20% dû au manque de murisserie et 5% consommé par les agriculteurs eux-mêmes), la coopérative a ainsi vendu 4.000 tonnes de bananes, réalisant un petit pactole de 640.000.000 francs CFA (975 760 €) pour cette population villageoise estimée à près de 52 845 habitants, et une marge bénéficiaire nette de : 1 561 000 francs CFA par hectare dans les 3 communautés rurales : Missirah, Dialacoto et Néttéboulou. Cette coopérative a fait le choix pénalisant qui limite sa productivité à 20 tonnes à l’hectare, pour protéger la santé de ses membres, ayant renoncé aux engrais chimiques qui sont la principale source de malheur dans les plantations de bananes dites industrielles. Maturation et conservation : La banane est un fruit dit climactérique, c’est-à-dire que sa maturation peut être contrôlée pour en diminuer les pertes, et réguler sa mise sur le marché, grâce à l’acétylène ou à l’éthylène, des produits de l’industrie pétrochimique, obtenus à base du gaz. Les bananes collectées des petits producteurs doivent être immédiatement stockées dans des magasins frigorifiques appelés « mûrisseries ». Là, elles subissent un traitement à l’acétylène à des températures et l’hygrométrie bien spécifiques passant de 18°C à 14°C en 4 jours pour la maturation ou stable à 6-7°C pour la conservation.

G- ACP-UE UNE COOPERATION INUTILE A SAVEUR COLONIALE

50 ans après la reconnaissance par les européens de l’indépendance de plusieurs pays africains, le moment est peut-être venu de rendre cette indépendance effective. Aujourd’hui, 46 pays africains se trouvent dans une situation de subalternité mentale, à peine mise à nue avec l’exemple de la banane. L’Afrique doit avoir le courage de sortir de son adolescence en prenant une décision radicale de façon unilatérale et d’informer l’Union Européenne qu’elle met fin à toutes les ficelles que cette dernière avait tissées pour la contrôler et la tenir en esclavage. L’exemple le plus emblématique est le fameux regroupement dénommé ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique) qui est la preuve vivante que la colonisation n’est jamais finie et pour cause : 1- Ce ne sont pas les Africains qui ont pris l’initiative de sa création. Ce qui signifie qu’un tel regroupement n’a pu être pensé par les Européens que pour répondre aux intérêts exclusifs de l’Europe. Et seulement supposer qu’ils l’ont fait pour les intérêts des africains est encore plus insultant pour l’intelligence de ces derniers. Dans l’un ou l’autre cas, l’image de l’Afrique en sort complètement en lambeaux. 2- Il est anormal que 46 pays d’Afrique subsaharienne soient associés à un quelconque débat avec l’Union Européenne, en excluant les pays de l’Afrique du Nord, alors même que l’Union Européenne se présente toute unie quel que soit le thème du débat, quel que soit le lieu. 3- Le siège de l’ACP se trouve à Bruxelles, et financé à 100% par l’Union Européenne, ce qui est tout à fait inacceptable sur le plan même du symbole, pour des pays qui se croient indépendants depuis plus de 50 ans. Si cet ACP était pour les pays concernés, comment expliquer donc que le siège ne se trouve pas dans l’un de des pays membres de cette entité juridique ? Que se passe-t-il dès lors que ses intérêts sont divergents avec ceux de l’Union Européenne ? La vérité est plus amère et c’est que les gouvernants Africains qui se bousculent pour ce genre d’organisation, croient sincèrement et naïvement que cela peut faire le travail à leur place d’inventer, de créer des solutions originales pour bâtir le bonheur et la prospérité de leurs populations. Quelle dignité un fonctionnaire africain ressent-il lorsqu’il est logé et nourri aux frais de l’Union Européenne ? C’est une véritable forme de prostitution intellectuelle des nations africaines. 4- Lorsqu’en 1973, le Royaume Uni rejoint l’Union Européenne, deux ans plus tard, en 1975, il y a une miraculeuse augmentation du nombre des pays membres de l’ACP. Ce petit miracle tient au fait que le Royaume-Uni y a apporté ses propres colonies membres de son fameux « Commonwealth ». C’est la preuve même du fait que l’ACP est une organisation coloniale et fonctionne dans une logique purement coloniale, parce que les pays qui y adhèrent sont dans la tête de ses créateurs, ni plus, ni moins que des colonies. Et l’Afrique ferait mieux de s’en aller. 5- L’Equateur qui n’est pas membre de cette organisation a fourni en 2011, 40% de la banane exportée dans le monde, avec ses presque 5 000 000 de tonnes de bananes-dessert. Pour consoler ses prétendus protégés de l’ACP pour leur effacement presque total de ce marché, l’Union Européenne a donné à partager par les 79 pays ACP, la manche de 220 millions d’euros, c’est-à-dire une moyenne 2,70 millions d’euros chacun. Pour quoi faire ? Pour résoudre quel problème ? Mystère. La stratégie de la régionalisation des relations internationales mise en place par l’Union Européenne avait pour objectif de la renforcer et de fragiliser ses partenaires du sud du monde qui se sont ainsi installés dans une relation inégale d’une partie qui parle d’une seule voix et choisit en formatant selon ses ambitions et ses intérêts exclusifs, des partenaires aussi peu homogènes que le groupe des ACP. L’Afrique doit comprendre qu’on ne sort pas de siècles d’esclavage et de violence coloniale sans une véritable prise de conscience de l’exigence vitale d’une rupture mentale avec ce passé, pour s’émanciper vers la liberté. Tous les bricolages, tous les raccommodages qui s’appellent ACP ou CEMAC, ou CEDEAO sont des configurations artificielles dont le seul objectif est de diviser les Africains et empêcher l’émergence des Etats-Unis d’Afrique.

H- QUELLES LECONS POUR LA JEUNESSE AFRICAINE ?

La jeunesse africaine doit pouvoir se poser une importante question : pourquoi l’Union Européenne qui fragmente le continent africain dans des regroupements les plus déraisonnables n’applique pas à elle-même ces conseils, en créant par exemple un regroupement des anciens pays communistes de l’UE, un regroupement des 6 membres fondateurs de l’UE, un regroupement des pays riverains de la mer Méditerranée de l’Union Européenne, un regroupement des pays atlantiques de l’UE ??? La crise économique que vit l’Occident nous prouve qu’il n’existe en absolu, ni pays riche ni pays pauvre, il existe des populations riches en prise de conscience de ses propres intérêts et d’autres pauvres en cette conscientisation. L’ennemi du continent africain, n’est pas l’Union Européenne, c’est la médiocrité africaine, c’est cette mentalité de subordonnés qui fait qu’on préfère agir par procuration et voir un européen diriger les équipes nationales de football, même s’il n’a jamais fait preuve nulle part de ses capacités d’entraîneur, diriger les plus grandes entreprises publiques, même si l’heureux gagnant de ce loto africain n’a jamais prouvé ses capacités de gestionnaire nulle part etc… Qu’est ce qui peut justifier que des pays s’obstinent dans l’esclavage du café et du cacao avec des rentabilités de 180 kg à l’hectare oubliant la banane qu’ils importent, alors qu’ils pourraient réaliser sur cette même banane une rentabilité minimale de 20 tonnes à l’hectare ? Peu importe, si un européen a dit que c’est le bon choix à faire, oui, très probablement il doit avoir raison. Pourquoi pourrait-il en être différemment, puisque son ancêtre a eu le dessus sur le mien ; puisque même son dieu a pris le dessus sur la divinité qu’étaient mes ancêtres ; puisque son pain au blé a remplacé mon beignet au mil, au sorgho, au manioc ; puisque ses prénoms ont remplacé les miens ; puisque sa langue a remplacé la mienne ; puisque sa monnaie a remplacé la mienne ; puisque ses présidents ont tué les miens ; pourquoi donc ne serait-il pas infaillible lorsqu’il choisit à ma place les joueurs de mon équipe nationale ? Lorsqu’il décide à ma place que je ne dois pas toucher à la forêt pour créer mes plantations, de peur que le monde entier étouffe par manque de l’oxygène qui viendrait de ma brousse ? Il a forcément raison lorsqu’il vante le mérite du cacao et me conseille de m’y éterniser dans sa culture pour faire la gloire de quelques chocolatiers de luxe à Bruxelles, à Paris ou à Viennes. Il a forcément raison sur tout. Si tel n’est pas le cas, suis-je vraiment normal ?

Le fruit le plus consommé dans le monde

Le fruit le plus consommé dans le monde

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus de son incapacité à relever l’économie béninoise qu’il a lui-même contribué à déstabiliser par ses actes, le gouvernement du Bénin ou du moins le régime actuel aux affaires au Bénin vient de crucifier les opérateurs économiques Béninois. Et pour cause, l’ouverture du capital de Libercom SA (l’opérateur mobile de l’Etat) aux étrangers.

En effet, dans le communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 19 février dernier, nous lisons : « La procédure d’ouverture du capital social de Libercom Sa engagée par le gouvernement vise à identifier et à sélectionner un investisseur ou opérateur télécom privé international formé en consortium ou non, pour entrer dans le capital social de la société de 80% afin d’assurer le développement potentiel par des investissements capables de permettre une exploitation plus efficace des ressources techniques disponibles à travers une licence technologique neutre qui lui a été attribuée … ». Je me demande quelle mouche a pu piquer le gouvernement surtout en ces temps de remous socio-politiques où les travailleurs de tous ordres dans le pays sont en grève et où les opérateurs économiques n’ont pas encore de digérer les méfaits de  crise financière et économique qui a affecté sérieusement leurs activités.

Qu’a le gouvernement béninois contre les opérateurs économiques nationaux ? Comment peut-on ouvrir le capital d’une Société d’Etat à hauteur de 80% sans penser aux nationaux ? Tout porte à croire le régime en place provoque le peuple qu’il dirige et commence par jouer le sapeur-pompier après. Les opérateurs économiques béninois ne sont-ils pas capables d’investir dans les télécoms ? Ou bien les deals sont déjà ficelés avec un opérateur télécom privé international pour partager le gâteau ? Ces questions, nous sommes en droit de nous les poser car la gestion hasardeuse de ce gouvernement de l’économie nationale surprend plus d’un. Incapable de créer d’assainir le climat d’affaires pour plus d’investissements dans le pays, ils n’ont rien trouvé d’autres que d’associer les étrangers au rapatriement de la richesse dans leurs pays.  Entre un opérateur économique national ou un étranger, qui sera le plus rentable pour le pays ? A quel rapatriement de richesse peut-on assister avec un opérateur économique national ? Au contraire la richesse qu’il produira lui permettra de créer d’autres entreprises dans le pays et de faire tourner les banques de la place alors que l’étranger converge tout le bénéfice dans son pays. Mais qui leur a dit que nous n’avons pas les hommes d’affaires au Bénin capables d’acheter,  même si ceYayi-souci-internet n’est pas la totalité des 80%, au moins une partie des actions libérées.

En faisant cela le gouvernement viole même les recommandations de la table ronde du secteur privé initiée courant l’année par lui-même. Comme d’habitude, le Président de la République et son gouvernement a péché en faisant cette mauvaise option d’ouvrir le capital uniquement aux étrangers.   Je crois qu’il est encore temps que le gouvernement revoie sa copie avant que les travailleurs déjà en courroux ne bondissent sur lui.

 

 

Que se passe –ti-il en République du Bénin ? Mais pourquoi parle-t-on de République ? C’est parce que dans cette forme d’Etat, pour que tout aille bien, les lois sont déterminées et doivent être respectées par tout le monde même  le premier citoyen du pays et par n’importe quel citoyen fut-il haut fonctionnaire, ou fils du plus riche homme d’affaire du pays. C’est ce qui distingue la République de la monarchie. Mais Jean Jacques Rousseau n’a-t-il pas écrit dans son livre ‘’Du Contrat social II’’ « J’appelle république, tout Etat régi par des lois  » ?

Mais que simagese passe-t-il en République du Bénin ? Tout se passe comme si la loi est la chose la plus violée. C’est-à-dire que tout le monde peut violer la loi, même le premier citoyen du pays qui a les prérogatives constitutionnelles et légales pour faire respecter la loi. Mais dans quel pays sommes-nous où l’on défie allègrement les lois de la République   soit disant qu’ nous ne sommes pas prêts. Alors que les lois sont faites pour encadrer et éviter ces genres de dérive. Les théoriciens modernes de la république comme Locke, Montesquieu, et ceux de la démocratie, tels que Rousseau , ne nous ont appris que le pouvoir de l’Etat doit être limité soit par la loi, dans le cas d’un système républicain, soit par la permanence de la souveraineté du peuple, dans le cas d’un système démocratique ? Pis, nous sommes dans un Etat où les deux conceptions sont combinées.

Mais ne sait-ont pas que depuis la fin des élections communales et municipales de 2008 que nous devons organiser d’autres en 2013. Ne sait-on pas que depuis l’organisation des élections présidentielles en 2011 que la même Liste Electorale Permanent Informatisée (LPEI) doit servir pour les élections communales de Septembre 2013 ? Ne sait-on pas que la LEPI fabriquée illico presco pour orchestrer à coup de milliards était un instrument erroné que d’autres appellent même la ‘’LEPI du chaos’’ pour faire référence au chaos historique de Mars 2011 ?

Ne sait-on pas que la liste devrait être nettoyée pour permettre le bon déroulement des élections communales et municipales de 2013 ? Mais de qui se moque-t-on ? Surement d’eux-mêmes car la population est plus éveillée plus que cela.

 Si les autorités béninoise ne se moquent pas d’eux-mêmes et se faire ridiculiser, comment comprendre que le Chef de l’Etat tient à organiser les élections communales avant la fin du mois de décembre 2013 alors  le travail qui a à abattre au niveau de la LEPI est gigantesque dont le montant nécessaire n’est même pas encore débloqué. L’exécutif  savait-il qu’il avait soucis d’organiser les élections avant fin décembre 2013 et n’a pas veillé à ce que  l’Assemblée Nationale à majoritaire mette sur pied la commission nécessaire pour la correction de la LEPI ?

 Quelle est cette pression inutile que l’on met à une commission installée en retard pour accélérer l’actualisation de la LEPI alors qu’on sait que techniquement le temps imposé n’est pas suffisant pour faire ce travail de foin  d’actualisation? Quel est ce folklore et ce ballet qu’on organise à la Présidence pour faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’on est pressé d’organiser les élections après avoir pris tout son temps à s’attarder sur une soit disant révision de la constitution.

 L’un des acteurs de la vie politique nationale n’a-t-il pas déclaré dans une émission de l’une des radios les plus suivies de la place : ‘’C’est encore un outil voué à l’échec. Je vous le dis de façon sincère. Vous allez gaspiller encore les milliards des Béninois. Ils vont empocher des milliards pour donner un outil qui aura du mal à être accepté’’. Il parle ainsi de la LEPI, il s’agit de l’honorable député Janvier Yahoudéhou. Pour qui le connaît, c’est ‘’l’homme des machines agricoles’’. Si un homme averti de la chose publique parle ainsi, que peut-on attendre encore de cette LEPI qu’on veut coûte que coûte actualiser pour organiser les élections communales ?

 C’est après avoir été sonné par le Secrétaire Général des Nations Unies de la non tenue à bonne date des élections depuis son arrivée au pouvoir en 2006,  que le locataire de la Marina court dans tous les sens avec réunion sur réunion pour vouloir organiser les élections  avant début 2014. Ensuite c’est le Président de l’Assemble Nationale qui met la pression aux membres de la Cos-Lepi alors que ces derniers crient haut et fort que techniquement l’on ne peut organiser les élections communales avant septembre 2014 vu le travail d’actualisation qu’il y a à affaire au niveau de le LEPI.

 Tout porte à croire que l’exécutif et le parlement se moquent du peuple en se mettant dans cette œuvre folklorique pour faire croire que l’on a soucis d’organiser les élections à bonne date.  Comment peut-on se foutre royalement des textes de la Républiques et commencer par courir après dans tous les sens ?

 Les maires qui sont actuellement maintenus au poste ont-ils aujourd’hui la légalité d’agir et de prendre des actes administratifs ou bien les conseils communaux actuels ont-ils le encore le pouvoir de délibérer ?

 C’est écœurant de constater que dans un Etat de Droit que c’est le pouvoir qui a en charge de faire respecter et appliquer les lois qui les viole de manière délibérée. Mais comme le dit-on souvent le ridicule ne tue pas en Afrique encore moins au Bénin. Le peuple qui détient, jusqu’à preuve de contraire, la souveraineté  saura quoi dire et qui sanctionner en son temps.

Le questionnement autour de la possibilité réelle de l’émergence du Cameroun  en 2035 telle qu’annoncé par les pouvoirs publics suscite de vives réactions dans les débats et médias ces derniers mois.

Il convient de relever que les pays émergents sont des pays dont le PIB par habitant est inférieur à celui des pays développés, mais qui connaissent une croissance économique rapide et dont le niveau de vie ainsi que les structures économiques convergent vers ceux des pays développés. Autrement dit, parler d’émergence signifie que l’on se cDrapeau camerouanis

Le Cameroun  ressemble-t-il à l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Botswana, la Libye ou le Cap-Vert, considérés par les experts comme étant pré-émergents ?

Tout laisse à croire qu’à travers la politique des « Grandes Réalisations » impulsées par le Président de la République, son Excellence Paul BIYA, le Cameroun s’est résolument orienté vers son émergence.  Le rapprochement avec ces différents pays cités laisse entrevoir des similitudes dans de nombreux secteurs tels que  l’Energie, le Transport, l’Agriculture, l’Industrie,…

De plus, nous pouvons noter que la position privilégiée du Cameroun en Afrique Centrale lui confère des avantages comparatifs tels que l’a affirmé M. Louis Paul MOTAZE lors de la journée d’information économique à Genève le 12 Mai 2011 :

« Le Cameroun veut devenir un pays émergent. Nous ne sommes pas grands, mais nous voulons copier la Suisse (…) Le Cameroun est la locomotive et la porte d’entrée de l’Afrique centrale. Y investir, c’est accéder à un marché de 150 millions de consommateurs. ».

Mais comme l’a souligné Raul Mateus Paula, le chef de la Délégation de l’Union européenne au Cameroun, l’année 2035 est trop lointaine, pour l’émergence du Cameroun. «Au vu des énormes potentialités de ce pays (ressources humaines, matière premières, etc.), j’ai tendance à penser qu’on peut être plus ambitieux et atteindre l’émergence bien avant l’horizon 2035»,  a déclaré le diplomate européen.

Un 26 Octobre pas comme les autres.  L’on s’entendait à lire dans les parutions de la presse locale de ce 28 Octobre 2013 les commentaires et analyses ou interviews de quelques citoyens sur l’historique date du 26 Octobre 1972. Mais c’est un évènement pas des moindres, qui occupe l’actualité nationale. Il s’agit d’une conférence de partage et de réflexion sur un document, tel un code d’éthique et de valeurs, le Livret bleu de l’ancien Premier Ministre Pascal Irenée KOUPAKI. Un document d’éthique qu’il vient de faire sortir sur la problématique de la transformation de l’être béninois. Un puissant coup retentissant que vient donner l’ancien premier Ministre sur conscience du béninois.

En effet, ce livret bleu relate une nouvelle  conscience de l’être béninois à laquelle l’ancien Premier Ministre lui-même y croit. Ce livret présenté devant un parterre de personnalités politiques et de la Société Civile, d’anciens et actuels ministres, de hauts fonctionnaires nationaux et internationaux, de têtes couronnées, de cadres et de jeunes  vise à conscientiser le peuple béninois, sur un certains nombre de valeurs sans lesquelles, le Bénin ne peut se développer. Dans son ouvrage, l’ancien Premier Ministre du Bénin affectueusement ‘’PIK’’ peint le tableau de l’homme béninois. Il a, dans ses propos liminaires, expliqué qu’après 10 ans passés dans l’administration générale de son pays et dans la gestion du processus de développement, qu’il a pris conscience de la problématique de la transformation de l’être béninois.  « Notre conscience éthique pose problème, notre conscience éthique pose problème. Notre conscience civique est instable. Notre conscience républicaine n’est pas perceptible. Notre conscience des exigences de la production est fluctuante. Notre conscience du développement économique et social m’écœure. Notre conscience de l’effort et de l’informel m’attriste », c’est l’état de la conscience de l’homme béninois qu’a présenté l’ancien Numéro 2 du Gouvernement de Boni

Pascal Irenée KOUPAKI, ancien Premier Ministre du Bénin.

Pascal Irenée KOUPAKI, ancien Premier Ministre du Bénin.

Dans le livret bleu de réflexion méditation sur la nouvelle conscience qui doit désormais habiter le citoyen béninois, l’ancien fonctionnaire de la BECEAO a fait allusion à une marmite en ébullition qui n’arrive jamais à cuisson malgré le feu activé. En effet, Cette marmite selon l’ancien Premier Ministre, a été mise sur un foyer allumé sous l’autorité du Chef de l’Etat  et contient des facteurs ou ingrédients, qui sous l’effet, de la chaleur, devait porter le contenu, pour en sortir un beau destin pour le bénin et la prospérité partagée au grand bonheur de tout le peuple. Mais les résultats attendus de la cuisson sont lents à poindre a-t-il souligné. Ce qui a amené PIK à se poser la question  de savoir quelle est cette marmite qui n’arrive pas à cuisson, malgré le feu avivé ? Répondant à cette interrogation dans le livret, l’homme a déclaré avoir vu, après avoir imaginairement soulevé le couvercle, des non-valeurs qui se traduisent par les  individualités, les mesquineries, les jeux troubles, les manipulations, les intrigues, l’indignité, la méfiance, la haine et la défiance, qui altèrent tout lien durable entre les Béninois. Ce sont des contre valeurs, a-t-il souligné, qui empêchent le Béninois de se relever, de se mettre debout, comme l’ordonne expressément notre Hymne national, l’Aube Nouvelle. Pour relever le défi et rattraper le retard à l’ébullition, l’ancien Premier Ministre a fait part de ce qui manque dans la marmite. Ce sont les vertus cardinales, notamment le Courage, la Justice, la Tempérance, la Prudence, la Politesse, la Discipline et l’Amour, a-t-il écrit.